Marion Delabruyère

Diplômée de la maîtrise en criminologie, option mémoire
École de criminologie, Université de Montréal

L’objectif de mon étude était de m’intéresser aux trajectoires de renonciation à la libération conditionnelle. Pour ce faire, il s’agissait de mettre en lumière les éléments qui, dans l’expérience carcérale du détenu provincial, vont l’amener à renoncer. Pour cela, une collecte de trois sources de données a été réalisée : une entrevue sous la forme de récit de vie auprès de six détenus, la consultation de leur dossier carcéral et une entrevue semi-dirigée avec leur agent de probation.

L’analyse des données recueillies a fait ressortir qu’en dépit des évènements vécus tels que « je représente un risque », « j’ai accès et je participe à des programmes » ou « je n’ai pas de problème avec mon agent de probation », ce sont les perceptions des personnes contrevenantes à l’égard de la libération conditionnelle qui sont déterminantes. Les contrevenants indiquent que ces perceptions sont notamment nourries par les autres, dans leur quotidien en détention – par les codétenus et les agents – mais également par leurs proches. Ainsi, la manière dont les personnes incarcérées vont percevoir leur expérience carcérale, leur situation familiale, les conditions imposées dans le cadre d’une libération conditionnelle sont autant d’éléments qui permettent de comprendre la renonciation de ces individus à cette mesure de libération anticipée.

Date de dépôt : septembre 2018.

Ce contenu a été mis à jour le 25 avril 2019 à 22 h 42 min.