Stéphanie Lord

Diplômée de la maîtrise en criminologie, option analyse
École de criminologie, Université de Montréal

Mon étude avait pour but d’identifier les détenus provinciaux du Québec susceptibles de renoncer à la libération conditionnelle. Elle visait plus particulièrement à identifier les facteurs liés aux caractéristiques sociodémographiques, au profil délinquant, au séjour en détention et à l’historique correctionnel qui permettent de prédire une renonciation. Elle visait également à déterminer si ces facteurs varient selon le sexe et l’ethnicité (autochtone ou non).

La méthodologie reposait sur des analyses quantitatives. Les données provenaient de la base de données DACOR des Services correctionnels du ministère de la Sécurité publique du Québec. Elles concernent 2 579 détenus qui ont été évalués avec le LS/CMI et qui étaient admissibles à la libération conditionnelle entre le 1er avril 2014 et le 31 mars 2015.

Les régressions logistiques ont indiqué que les facteurs qui prédisent la renonciation sont différents pour les hommes allochtones, les femmes allochtones et les hommes autochtones. Cependant, la recommandation de l’agent de probation concernant la remise en liberté était un prédicteur important pour les trois groupes. Les hommes autochtones avaient également une probabilité significativement plus élevée de renoncer que les hommes ou les femmes allochtones, même lorsque d’autres facteurs étaient pris en compte.

Date de dépôt : le 31 août 2018.

Ce contenu a été mis à jour le 25 avril 2019 à 22 h 43 min.